Éducation
- Les nouveaux arrivants sont plus éduqués que leurs consœurs et confrères nés au Canada : 79 p. 100 des femmes et 86 p. 100 des hommes qui immigrent au pays possèdent un diplôme universitaire avant leur arrivée.
- Sept immigrants sur dix et quatre immigrantes sur dix (comparativement à cinq sur dix et à un sur dix pour ce qui est des hommes et des femmes nés au Canada respectivement) détenaient un diplôme postsecondaire ou un diplôme en sciences physiques, en génie ou en commerce.
- Malgré leur niveau d’éducation élevé, le revenu moyen des immigrants est inférieur à celui des personnes nées au Canada : le salaire annuel moyen des immigrants arrivés entre 1996 et 1999 était de 24 810 $ tandis que celui des Canadiens de souche s’élevait à 37 870 $ pour la même période. Un ménage composé d’immigrants touchait donc 68 p. 100 du revenu moyen d’un ménage formé de personnes nées au Canada.
- Par ailleurs, l’expérience de travail acquise à l’étranger n’était reconnue que par un peu plus de 50 p. 100 des employeurs canadiens. On estime que le tiers de l’écart salarial entre les nouveaux arrivants et les Canadiens de souche est attribuable à la non-reconnaissance de l’expérience acquise à l’étranger.
|
Conclusion : Plus de 344 723 Canadiens n’ont pas obtenu la reconnaissance de leurs titres de compétence acquis à l’étranger. Les niveaux d’instruction des immigrants doivent être reconnus; ce seront également les particuliers, les communautés et l’économie qui en bénéficieront. En effet, la sous utilisation des compétences des nouveaux arrivants représente pour notre économie des pertes de deux à trois milliards de dollars par année.3 |
3 Report on Diversity: Priorities, Practices and Performance in Canadian Organizations, Conference Board du Canada, 2006
